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« Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous » Actes 4/3
I. Ce verset est souvent ignoré. Pourtant il est révélateur d'une force, d'une espérance sans égal.
Christ est ressuscité ! Face à différents états d'âme, à de véritables forteresses, ses disciples proclament avec force la résurrection d'autant plus que cette annonce les a totalement transformés.
Avant cela, ils battaient en retraite : Pierre avait renié Jésus, Judas l'avait livré, les autres l'avaient abandonné. Ils étaient remplis de doute, d'anxiété et de déception. Dans la crainte, ils se cachaient derrière les portes fermées. Ils n'osaient plus rencontrer qui que ce soit, même pas leurs amis.
Le drame, l'horreur de Golgotha étaient trop présents à leur esprit. Ils craignaient d'affronter la foule qui avait tué leur Maître, et avaient peur de subir le même sort. L'avenir, ils n'osaient pas le regarder : leurs espoirs, leurs rêves étaient brisés. Ils n'avaient pas le courage de s'affronter eux-mêmes. C'était un groupe d'hommes misérables, abattus, désorientés.
C'est alors qu'un évènement extraordinaire arriva. IL EST RESSUSCITE ! (Matthieu 28/5) La nouvelle se répand de rue en rue, de maison en maison : « le Seigneur est réellement ressuscité ! » TOUT VA CHANGER ! De poltrons qu'ils étaient, ils vont devenir des conquérants. A tous les découragés, craintifs, abandonnés, sans espérance, dans le péché, ils proclament : « Il est ressuscité ! Il est vivant ! »
II. 1) La résurrection dissipe tous les doutes
- • Ceux qui n'avaient pas rencontré le Seigneur ressuscité ;
- • ceux qui croyaient que c'était trop beau pour être vrai ;
- • ceux qui ne connaissaient pas le Christ ni la puissance de sa résurrection avaient naturellement des doutes.
Thomas en est l'exemple parfait. « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous... je ne croirai point» Jean 20/25.
Trop de gens errent sur les terres du rationalisme, de la logique. On essaie de découvrir Dieu dans les éprouvettes d'un laboratoire, dans une équation algébrique. Thomas triompha de ses doutes, non par spéculation, accumulation de preuves, ou argumentation humaine, mais par révélation.
Jésus lui apparut et lui dit : « Avance ici ton doigt et regarde mes mains...ne sois pas incrédule mais crois ». Se trouver en présence du Sauveur ressuscité, glorifié, resplendissant de gloire, c'est répéter les paroles des disciples : « Mon Seigneur et mon Dieu » Jean 20/27-28. Il nous faut disposer notre cœur à le rencontrer intimement, personnellement.
2) La résurrection dissipe la crainte
1 Corinthiens 15/17 dit : « Si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine ». On ne peut avoir foi en quelque chose de mort. Toutes les espérances de ce groupe de croyants étaient enfermées dans le tombeau de Joseph d'Arimathée. La foi confiante d'avant, les belles confessions avaient laissé place à la crainte la plus absolue : « Les portes du lieu ... étaient fermées à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs ».
Nous sommes dans un monde ébranlé par la peur, l'anxiété, l'appréhension. Une formule peut être prise au sérieux : « Le Christ ou le chaos ! »
La crainte saisit un grand nombre de personnes dans toutes sortes de domaines. Winston Churchill aurait déclaré : « Je me demande ce qui arriverait si Dieu se lassait de l'humanité ».
« C'est moi, n'ayez pas peur ! » Ces mots ont une puissance apaisante pour tous et pour tous les temps. La réponse à nos craintes, c'est la foi en un Seigneur vivant et glorifié.
Nous adorons le Ressuscité, assis à la droite du Père. Il revient sur cette terre. Nous avons une espérance à cause de lui.
3) La résurrection, réponse à la solitude
Nous n'avons pas été créés pour être dans un isolement déprimant. Dieu le premier a déclaré qu'« il n'était pas bon pour l'homme de vivre seul ».
Christ par sa vie, sa mort et sa résurrection offre un remède efficace à nos solitudes : « Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde ».
Il est venu pour rétablir notre communion avec Dieu, pour combler nos vides et devenir notre ami.
Les disciples sur le chemin d'Emmaüs sont le symbole de tous les solitaires
qui ne connaissent pas le Seigneur vivant.
« De qui vous entretenez-vous en marchant pour que vous soyez tout tristes ? »
Leur rencontre avec le Christ vivant (intime, personnelle) a comblé ce vide.
Le monde ne peut guérir notre solitude. Un vieux prédicateur livrait le secret de son ministère béni : « Depuis cinquante ans, j'ai accès au trône de la grâce ». Personne n'est hors de portée. Ne faisons pas seulement un bout de
chemin avec lui, entrons dans sa présence.
4) La résurrection montre que la sentence de mort est anéantie
La Bible dit : « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ ». La mort a tenu l'homme dans un étau. Mais le tombeau vide nous donne de mesurer les paroles de Jésus : « Je vis et vous vivrez aussi ». Paul s'écrie : « O mort où est ta victoire ? Où est ton aiguillon ? » Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. »
5) La résurrection affirme que nous ne restons pas dans nos péchés
« Si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés. »
« Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Ne restons pas prisonniers du péché.
« Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l'Esprit de notre Dieu. »
Jésus est vivant. Soumettons notre volonté à la sienne et découvrons le bonheur, la joie, la sécurité d'avoir le Christ vivant en nous.
Alain Denizou
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